Si je pouvais revenir quelques années en arrière et rencontrer le garçon de quinze ans que j'étais, je crois que je lui donnerais beaucoup de conseils.
Je lui dirais d'écouter davantage ses parents. Je lui dirais de passer plus de temps à lire et à écrire qu'à jouer. Je lui dirais de respecter encore plus les personnes qui veulent son bien.
Mais s'il ne devait retenir qu'un seul conseil, ce serait celui-ci : Tu n'es pas seulement ce que tu es aujourd'hui. Tu es surtout ce que tu décides de devenir.
À quinze ans, je faisais beaucoup d'erreurs. J'avais des difficultés à m'exprimer en français. Je ne faisais pas toujours les meilleurs choix. Et surtout, je pensais que certaines choses étaient impossibles à changer.
Lorsque je décidais d'améliorer mon français, je lisais pendant quelques jours. Puis, comme je ne voyais pas de résultat immédiat, je me décourageais. Je me disais : « Je suis comme ça. Je ne changerai jamais. »
J'ai vécu la même chose avec le sport. J'ai commencé à m'entraîner chez moi. Mais après quelques jours, je ne voyais aucune transformation. Alors j'ai abandonné.
Aujourd'hui, je comprends que le problème n'était pas mon manque de capacités. Le problème était mon impatience. Je voulais voir en quelques jours les résultats d'un travail qui demande parfois des mois, voire des années.
Si j'avais compris plus tôt que les plus grands changements sont souvent invisibles au début, j'aurais sans doute persévéré davantage.
C'est pourquoi je dirais au jeune garçon que j'étais : Ne te définis jamais par ton niveau actuel. Définis-toi plutôt par la direction que tu choisis de prendre. Car une décision répétée chaque jour finit souvent par transformer une vie entière.